4 clichés de l'entrepreneuriat étudiant à démonter

On s'en occupe
4 clichés de l'entrepreneuriat étudiant à démonter
4 clichés de l'entrepreneuriat étudiant à démonter
Vous êtes étudiant et vos profs voient d’un mauvais œil votre envie d’entreprendre ? → Envoyez-leur cet article directement, on s’occupe d’eux. Vous êtes enseignant du supérieur ou personnel d’université ou d’école post-bac ? Vous voyez l’engouement croissant de vos étudiants pour l’entrepreneuriat, mais vous vous inquiétez de l’influence des réseaux sociaux et de l’illusion d’une réussite facile et immédiate ? On est là pour remettre un peu d’ordre dans tout ça.
Dans le monde entrepreneurial, les stéréotypes pullulent, souvent dans des extrêmes : 
  • d’un côté, « c’est facile, on peut gagner 10 000 € par mois en 90 jours »
  • de l’autre, « c’est impossible pour quelqu’un de lambda ».
Mais qu’en est-il vraiment ?
Nous sommes Pépite oZer, un incubateur étudiant qui permet aux jeunes pleins d’énergie de concilier études et projet entrepreneurial. Nous formons aussi les personnels universitaires et des écoles supérieures aux enjeux de l’entrepreneuriat.
Depuis plus de 10 ans, nous constatons que les enseignants arrivent souvent avec les mêmes idées préconçues sur le sujet.
Voici donc 4 clichés qu’on entend régulièrement, et ce qu’on en pense.

1. « Mon domaine d’études ne forme pas d’entrepreneurs »

Quand on pense entrepreneuriat, on imagine tout de suite la « start-up nation », les projets deeptech, le hardware ou d’autres concepts techniques, numériques ou industriels. Mais si on vous disait que, pour l’année 2024- 2025,  60% de nos étudiants entrepreneurs ne viennent ni d’écoles d’ingénieurs, ni du digital, ni du commerce ? Et si votre domaine avait, lui aussi, toute sa place dans l’entrepreneuriat ?
Quelques exemples pour vous montrer qu’un panel très diversifié d’étudiants peut entreprendre : 

Exemples d'étudiants entrepreneurs
  • Candice François, Docteur en Sciences Cognitives et co-fondatrice de la Startup Igonogo, un logiciel d’enquête qui permet aux entreprises de mieux connaître leurs clients
  • Sébastien Rodillon, étudiant en Pharmacie et porteur du projet AppHop qui lutte contre le gaspillage des médicaments dans les milieux hospitaliers.
  • Floriane François, diplômée d’un master de traduction linguistique et fondatrice de InFrenchWeSay, traductrice indépendante pour les entreprise du bien être et de la cosmétique
  • Childéric Dézier, doctorant en Neurosciences à l’Université Grenoble Alpes et porteur du projet associatif Collectif CARES qui vise à démocratiser la santé mentale dans les milieux défavorisés.
  • Pauline Richon, Guide conférencière diplômée et fondatrice de La Dieulefitoise, établissement qui propose des expériences gourmande en Drôme provençale



2. « Les étudiants qui entreprennent négligent leurs études »

Vous le savez : plus on est actif, plus on apprend à s’organiser. Les étudiants bénéficiant du statut de Sportif de Haut Niveau ou d’Artiste de Haut Niveau sont souvent des moteurs dans leur promotion. Ils apportent dynamisme et une vision différente lors des projets de groupe.
Breaking news : ces étudiants entreprennent déjà… et les entrepreneurs aussi ! Ils prennent leur vie en main et développent leur leadership.
Les étudiants entrepreneurs peuvent également valider leur stage grâce à leur projet entrepreneurial, tout en étant accompagnés gratuitement par l’équipe de Pépite oZer. Ils vivent une véritable aventure entrepreneuriale et peuvent s’en servir pour nourrir leur mémoire ou leur projet de recherche.
Leur ouvrir cette porte, c’est :
  • au mieux : leur permettre de créer une activité qui deviendra leur premier emploi rémunéré ;
  • au pire : leur offrir une expérience riche en soft skills, précieuse pour leur future insertion professionnelle.

3. « Je ne suis qu’enseignant ou enseignante, je ne suis pas légitime pour parler d’entrepreneuriat »

Nous rencontrons régulièrement des enseignants de tous horizons, et beaucoup pensent ne pas être légitimes pour parler d’entrepreneuriat. Et pour cause ; vous n’avez jamais créé d’entreprise, vous n’êtes pas expert en gestion ou en comptabilité, vous ne connaissez pas les financements disponibles…
Refuser de vous placer comme expert est tout à votre honneur. Pourtant, vous avez sans doute bien plus de compétences que vous ne l’imaginez. Car l’esprit d’entreprendre ne se limite pas au business plan et aux finances. Il repose avant tout sur des soft skills que vous possédez déjà (et que vous enseignez parfois sans le savoir) :
  • Trouver des ressources pour faire avancer un projet (clin d’œil aux enseignants-chercheurs !) ;
  • Développer sa résilience face aux difficultés ;
  • Mener un projet de A à Z ;
  • Travailler en équipe et prendre des décisions.
N'hésitez pas à leur parler d'entrepreneuriat

Toutes ces compétences, les étudiants-entrepreneurs les développent en lançant leur projet. Même si seulement 30 % des projets existent encore après 3 ans, les compétences acquises, elles, restent. Et elles sont fortement valorisées dans le monde professionnel.
Si vous doutez encore de votre légitimité, sachez que vous pouvez vous former gratuitement à notre atelier « La Fresque de l’esprit d’entreprendre ». Parfait pour introduire un cours ou simplement découvrir l’entrepreneuriat étudiant, tout en rencontrant notre équipe.

4. « Sans réseau ni argent familial, ils n’y arriveront pas »

Soyons clairs : avoir un capital culturel et financier est un énorme avantage dans la vie pro, quel que soit le secteur. Et l’entrepreneuriat reste un milieu élitiste, les chiffres ne diront jamais le contraire.

Mais ce qu’on oublie souvent, c’est l’existence de nombreuses aides pour les jeunes entrepreneurs, en particulier ceux issus de milieux modestes ou sans réseau.

Pas besoin de tout détailler ici, on a d’ailleurs un article entier sur le sujet. Mais retenez ceci : La plus grande aide reste le soutien du corps enseignant.

Chez Pépite oZer, les étudiants peuvent participer à des ateliers de sensibilisation pour tester leur appétence entrepreneuriale, puis obtenir le Statut National d’Étudiant-Entrepreneur (SNEE) dès qu’une idée mûrit.

En résumé :

  • Vos étudiants n’ont pas besoin d’être en école d’ingénieur ou de commerce pour entreprendre. 
  • Ils ne vont pas forcément délaisser leurs études, au contraire. 
  • Vous êtes plus légitime que vous ne le pensez. 
  • Et non, argent et réseau ne font pas tout.
L’accompagnement, le cadre et le soutien, voilà ce qui fait la différence.

L’entrepreneuriat étudiant, ce n’est ni un phénomène de mode, ni une lubie passagère : c’est un formidable levier d’apprentissage, de responsabilisation et d’insertion professionnelle.

Chaque enseignant a un rôle essentiel à jouer, même sans être expert·e du sujet. Encourager un étudiant à tester un projet, l’aider à formaliser ses idées ou simplement l’écouter sans juger, c’est déjà un premier pas.

Car parfois, il suffit d’un enseignant ou d’une enseignante qui croit en eux pour que des étudiants osent se lancer.

Alors, si vos étudiants s’intéressent à l’entrepreneuriat, soyez leur allié, pas leur frein. Et si vous souhaitez aller plus loin, notre équipe est là pour vous accompagner, vous former et vous outiller.

On vous promet une chose : vous repartirez avec une autre vision de l’entrepreneuriat (et sûrement quelques idées à transmettre en cours).
Mis à jour le  21 août 2025